Diaspora, Smartphone et Intelligence Artificielle

Lancer la ruée vers l’or

Somtou

Somtou est une jeune entreprise fondée en 2015 à Dakar. Le “fonds de commerce” de Somtou est le secteur informel et le rôle que la technologie peut avoir dans le cadre d’une montée en puissance de celui-ci. En 2015-6, nous avons travaillé notamment sur les problématiques de gestion des entreprises informelles en fabriquant localement à Dakar une tablette de gestion dédiée. Nous avons ainsi acquis de nombreuses connaissances quant à la typologie, la psychologie et surtout les enjeux organisationnels dans le secteur informel. En 2017, nous nous sommes intéressés aux problématiques liées notamment à l’approvisionnement en énergie et en telecom (cruciales dans la capacité à délivrer des outils de gestion numériques dans ce secteur). En 2018, nous avons notamment travaillé sur les problématiques d’amélioration de la productivité du secteur informel en dehors du cadre de gestion, en entrant en profondeur sur les possibilités d’amélioration des processus industriels des différents acteurs du secteur informel. Une ligne directrice a toujours été maintenue : la conviction que la technologie est sur le point d’atteindre le niveau de maturité nécessaire pour réellement débloquer ce réservoir de croissance et d’opportunités qu’est l’économie informelle des pays émergents. Nous sommes désormais prêts à accompagner les entreprises dans leur développement vers ce secteur.

Generalites

Notre étude a de nombreux défauts que nous avons cités et documentés. Ainsi, il aurait été forcément mieux d’employer telle ou telle autre méthode. Mais comme le dit le fantasque Elon Musk, le plus dur n’est pas de passer de 1 à 1000 mais plutôt de 0 à 1. Les mathématiciens parmi les lecteurs savent qu’il faut en effet déployer une énergie infinie dans le dernier cas.

Notre étude même si elle ne donne pas les chiffres exacts, donne des chiffres approximatifs les plus robustes jamais produits sur l’économie informelle. Elle donne surtout une méthode qui ne va aller qu’en s’améliorant pour obtenir la précision nécessaire pour rassurer les différentes parties intéressées.

L’objectif de cette étude était de mettre des chiffres sur les différents fantasmes au sujet du potentiel de l’Afrique. Et ces chiffres sont proprement impressionnants. Il s’agit désormais de mettre sur la table les moyens de saisir cette opportunité. Cela demande notamment un changement de paradigme, d’un gestion centralisée vers un modèle industriel intrinsèquement distribue et local. Mais c’est le moment idéal, car tous les moyens techniques sont aujourd’hui disponibles :

  • L’internet des objets permet de contrôler à distance et en temps réel les évolutions au sein d’un réseau éparse de points de vente ou de points industriels ou d’assurer un réseau logistique complètement optimisé

  • Le mobile money permet de sécuriser les mouvements de cas et de dématérialiser totalement les points de vente

  • Le niveau technologique des jeunes africains leur permet d’être à l’aise très simplement dans les usines et les boutiques du futur.

Nous avons démontré à travers ce rapport que nous maîtrisons les différents enjeux liés à l’utilisation des technologies de pointe pour débloquer le potentiel immense du secteur informel. Nous voulons être à l’avant-garde de cette nouvelle ruée vers l’or et accompagner tous le acteurs qui souhaitent s’aventurer sur le chemin de la croissance responsable !

Modus Operandi

Bien qu’exceptionnellement résilients et disposant d’un fonds de commerce solide et d’une clientèle stable, les commerces de l’informel restent très éloignés des standards des professions dans lesquels ils évoluent. Nous proposons donc une approche basée sur deux piliers :

  • Le savoir-technique du secteur pour ameliorer la productivite et donc la rentabilité

  • La technologie pour permettre la gestion d’un réseau fractal de petits commerces

Précisons cette idée dans le contexte des boutiques de quartier.

Apporter le savoir-faire technique

Le métier de la boutique de quartier est la version informelle du métier de la distribution alimentaire. Parmi les axes d’amélioration spécifiques au secteur, on peut citer notamment :

  • Le merchandising : actuellement, les marques n’ont aucune relation directe avec les boutiques de quartier. Elles ne peuvent donc piloter leur merchandising (visibilité, affichage, etc.). La centralisation de la gestion d’un réseau de boutiques de quartier va leur permettre d’avoir un interlocuteur et donc créer de la valeur

  • La gestion du stock : les boutiques de quartier n’ont pas de système de gestion de stock automatique. Ceci conduit a des pertes liées à la péremption ou à l’incapacité a anticiper sur la demande

  • Les promotions : Les boutiques informelles ne font pas de vente croisée de produits, qui serait basée sur l’historique des produits les plus consommés ensemble par exemple. Il n’y a pas de promotions pour les produits en train de se périmer, ni de gestion clientèle poussée

Ceci sont de premiers axes d’amélioration. Une approche plus standardisée sera réalisée par des experts du secteur de la distribution.

La technologie pour la gestion du réseau

Il peut s’avérer extrêmement compliqué de gérer une réseau composé de milliers de points de vente. Néanmoins, les outils technologiques permettent aujourd’hui de “streamline” cette gestion :

  • Le smartphone et les chatbots, tels qu’utilisés dans le cadre de notre étude permettent de créer des outils de gestion simples et de permettre une remontée d’informations en temps réel permettant de signaler des anomalies et de prendre des décisions rapidement

  • L’intelligence artificielle permet de définir des profils de consommation et d’anticiper de manière fine sur les besoins en ravitaillement. Cela permet d’optimiser et de réduire les coûts logistiques

  • Le mobile money permet de dématérialiser les transactions financières et de réduire ainsi les risques financiers liés à l’exploitation d’un nombre très important de points de vente

Next steps

Pour saisir cette opportunité, nous réalisons donc une levée de fonds qui va permettre d’acquérir 150 boutiques de quartier dans la ville de Douala, soit 1% du potentiel évalué.

Pour rappel, une boutique de taille moyenne réalisé un CA de près de 2 200 000 XAF par mois pour un bénéfice net de 250 000 XAF, soit 3 000 000 XAF par an. Nous proposons un prix de rachat de 10 000 000 XAF par boutique (3x le résultat annuel).

L’autre partie des fonds levés correspond aux coûts de modernisation de ces boutiques et au coût de renforcement de la partie technologique centrale.

Par la suite, les 99% restants des boutiques pourront être rachetées et proposées en franchise pour notamment des épargnants recherchant des opportunités d’investissement.